Connaissez-vous les particularités de la prêle ?

Communément appelée « queue de rat » en raison de ses longues tiges, la prêle des champs est une fougère, appartenant à la famille des Equisetaceae. Sa dénomination latine exacte est Equisetum arvense. Plante herbacée assez primitive, on la trouve dans les régions tempérées et froides de l’hémisphère nord. Utilisée dès le XIIIe siècle grâce à sa richesse en minéraux, vitamines et antioxydants, ses usages traditionnels sont aujourd’hui reconnus partout Europe. Cette herbacée vivace est une grande incontournable de toute armoire à pharmacie naturelle.

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Comment la consommer ?

Toute la plante entière peut s’utiliser et de différentes façons.

La meilleure utilisation de la prêle par voie interne est lorsqu’elle est réduite en poudre puis mise en décoction. Mais, pour des raisons pratiques, il est tout aussi intéressant de prendre des gélules de poudre de prêle. Des extraits fluides et des teintures mèrse existent aussi.

Pour les cueilleurs aguerris, les jeunes pousses récoltées dans la nature peuvent être consommées en salade.

Enfin, pour un usage externe, une décoction de prêle appliquée en compresses, confère à la peau tous ses bienfaits.

 

Quelques précautions d’emploi

La prêle des champs ne présente pas de toxicité. A ce jour, aucun effet secondaire majeur n’a été relevé lors de l’usage aux dosages recommandés. Toutefois, les rares effets indésirables associés à la prise de prêle des champs recueillis sont des troubles digestifs et des troubles cutanés mineurs.

En revanche, en augmentant le volume des urines, la prêle peut être à l’origine d’une perte excessive de potassium. Un encadrement médical est souhaitable notamment en cas de traitements médicamenteux associés et chez les personnes souffrant d’œdèmes dus à une maladie du cœur ou des reins.

Par principe de précaution, il est déconseillé de consommer de la prêle en cas de carence en vitamine B1 (thiamine). Cette plante contient en très faible quantité une enzyme (la thyaminase) responsable de la dégradation de la thiamine. Néanmoins, ce phénomène a été observé lors d’une consommation excessive, à hautes doses et sur le long terme.

Enfin, en raison d’un manque de données, la prise de prêle des champs n’est pas recommandée chez la femme enceinte ou allaitante ni chez l’enfant de moins de 12 ans.