L’hépatite C 

Il s’agit d’une maladie relativement fréquente dont l’agent responsable est un virus. C’est une maladie du foie qui peut également atteindre d’autres organes comme le pancréas ou la thyroïde. Le degré de gravité est variable et peut prendre une forme bénigne, d’une durée limitée à quelques semaines, ou devenir une maladie grave qui s’installe à vie. L’hépatite C est une cause majeure de cancer du foie.

Dans le monde, 180 millions de personnes sont porteurs chroniques du virus de l’hépatite C et 3 à 4 millions de personnes sont nouvellement infectées chaque année. En France, 367.000 personnes sont infectées et on enregistre entre 2.700 et 4.400 nouvelles contaminations par an.

Cependant, 43 % des personnes contaminées ignorent qu’elles sont porteuses de ce virus.

Mode de transmission

La contamination par le virus de l’hépatite C s’effectue essentiellement par voie sanguine :

-Toxicomanie intraveineuse ou nasale (sniff)

-Transfusion de sang ou de produits dérivés du sang surtout si réalisée avant 1992

-Actes invasifs et effractions cutanées avec des instruments ou des aiguilles souillés de sang infecté et insuffisamment désinfectés : tatouages, piercing, dermographie

-Actes médicaux dits « invasifs », tels que l’endoscopie et l’hémodialyse réalisés avant 1997 (actuellement, l’utilisation d’un matériel à usage unique élimine le risque)

-Accident d’exposition au sang chez les soignants en particulier

-Contamination materno-fœtale

-Transmission dans l’entourage familial des sujets atteints d’hépatite C chronique

Le projet « Depist’C Pharma », mis en place par l’hôpital de Perpignan

Un nouveau moyen de détecter et de soigner les porteurs silencieux de la maladie a vu le jour en 2019 dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales. À l’origine de cette expérimentation, on retrouve l’équipe Mobile Hépatite du CH de Perpignan. Dépist’C pharma est un projet de santé publique qui allie pharmaciens et hospitaliers dans le but d’éradiquer cette maladie.

L’objectif est de proposer un dépistage de proximité de l’hépatite C par la réalisation d’un test rapide d’orientation diagnostique (TROD) dans les pharmacies d’officine, à l’intention des personnes identifiées par un court questionnaire sur l’existence d’un ou plusieurs facteurs de risque :

Antécédents de transfusion, usage de drogues par voie nasale ou parentérale, tatouages, incarcération …

Les récents progrès de la médecine rendent atteignable l’objectif d’éradication de la maladie à horizon 2025. Or, avant de pouvoir traiter les porteurs de la maladie, il faut pouvoir les diagnostiquer. C’est tout l’objet de cette expérimentation qui, si elle est concluante, pourra être généralisée à l’ensemble de la France.

En décembre 2019, nous avons eu l’opportunité d’intégrer l’équipe de soin mobile hépatite du CH de Perpignan dans son combat pour éradiquer l’hépatite C.

 

Comment ça se passe

 

Nous mettons à votre disposition un questionnaire avec différents facteurs de risque. Si vous présentez au moins un facteur de risque, vous êtes donc éligible pour le test.

Le test est indolore, il suffit d’une goutte de sang capillaire prélevée au bout du doigt et relativement rapide. Il faut compter 20 minutes avant d’avoir le résultat du test.

En cas de test positif, nous vous proposerons de vous mettre en relation avec l’équipe mobile hépatite de l’hôpital de Perpignan pour la réalisation d’examens complémentaires et une prise en charge dans les plus brefs délais.

Bon à savoir

Ce test ne permet pas le diagnostic de l’hépatite C !

Il s’agit d’un test de dépistage qui permet de détecter dans le sang la présence d’anticorps contre le VIRUS de l’hépatite C. Cela ne signifie pas que vous que vous êtes atteint par la maladie.

-Si le test est négatif, une infection par le VHC est exclue SAUF si l’infection est récente (moins de 3 mois). Dans ce cas, un nouveau TROD pourra être envisagé dans 3 mois.

-Si le test est positif, cela signifie que vous avez été en contact avec le virus et que ce résultat doit être confirmé par un test sanguin en laboratoire (sérologie).