La contraception d’urgence fait le plus souvent écho à la pilule du lendemain. A ne pas confondre avec l’interruption volontaire de grossesse (IVG), il s’agit de différentes méthodes contraceptives utilisables pour prévenir la survenue d’une grossesse après un rapport sexuel non protégé. Plus elles sont mises en place tôt, et plus elles sont efficaces.

Les méthodes contraceptives d’urgence

En France, il en existe deux :

les pilules hormonales contraceptives d’urgence ou pilules du lendemain

Elles permettent de bloquer ou de retarder l’ovulation. C’est une méthode de rattrapage qui n’est pas destinée à être utilisée régulièrement.

les dispositifs intra-utérins au cuivre ou stérilets

Ils empêchent la fécondation par effet toxique sur les spermatozoïdes et, également, l’implantation d’un ovule fécondé en provoquant une inflammation de la muqueuse utérine.

Quelque soit la méthode choisie, la contraception d’urgence ne provoque pas l’interruption d’une grossesse. En effet, elle est inefficace une fois que l’œuf fécondé s’est fixé dans l’utérus. C’est pourquoi l’utilisation de la contraception d’urgence n’est possible que jusqu’à 3 à 5 jours maximum suivant un rapport à risque.

La pilule du lendemain

Elle se présente sous la forme d’un seul comprimé à prendre à n’importe quel moment du cycle, si possible dans les douze heures après le rapport à risque et au plus tard :

-dans les trois jours pour la contraception au lévonorgestrel

-et dans les cinq jours pour la contraception à l’ulipristal acétate.

Les femmes allaitantes doivent demander conseil à leur gynécologue. L’interruption temporaire de l’allaitement est de 8 heures après la prise de lévonorgestrel et d’une semaine après celle d’ulipristal.

Les effets indésirables de la pilule contraceptive d’urgence

Quelques effets indésirables peuvent survenir après la prise du comprimé : nausées, maux de tête et de ventre, petits saignements. Ils sont rares et disparaissent rapidement.

Des troubles des règles qui peuvent être avancées ou retardées sont également observés.

Encore des inquiétudes ? Voici quelques conseils …

Il faut éviter d’utiliser la pilules du lendemain deux fois au cours du même cycle, c’est-à-dire entre deux épisodes de règles.

En cas de vomissements dans les 3 heures après la prise du comprimé, il faut en prendre un nouveau.

Certains médicaments, par exemple pour l’épilepsie, la tuberculose, le VIH… peuvent diminuer son efficacité.

Jusqu’au retour des règles, une contraception locale (préservatifs) doit être utilisée à chaque rapport car la contraception d’urgence n’agit que pour les rapports qui ont eu lieu AVANT la prise du comprimé.

L’utilisation de la pilule du lendemain doit rester exceptionnelle. N’étant pas efficace à 100%, elle ne peut remplacer la prise d’une contraception régulière associée à un suivi médical.

Enfin, sachez que la contraception d’urgence hormonale n’augmente pas le risque de stérilité, de fausse-couche spontanée ou de grossesse extra-utérine.

Comment l’obtenir ? Faut-il une ordonnance ? Est-ce gratuit ? …

La pilule du lendemain est disponible en pharmacie sans ordonnance.

Pour les jeunes filles mineures, elle peut être délivrée gratuitement et de manière anonyme par le pharmacien ou par une infirmière scolaire.

Pour les étudiantes, les services universitaires et inter-universitaires de médecine préventive et de promotion de la santé peuvent également la délivrer gratuitement.

En revanche, pour une femme majeure, le remboursement de cette pilule en pharmacie n’est possible que s’il a été prescrit sur une ordonnance.

Le stérilet

Beaucoup moins connue et plus complexe à mettre en oeuvre, la contraception d’urgence intra-utérine constitue pourtant la méthode la plus efficace en cas de rapports sexuels non ou mal protégés.

Il s’agit d’un dispositif intra-utérin (DIU) en forme de T appelé stérilet. Composé de cuivre, il a un effet spermicide et rend les spermatozoïdes inactifs. Il agit également sur la muqueuse utérine, en empêchant qu’un ovule fécondé ne se fixe dans l’utérus.

Un stérilet au cuivre doit être posé dans les cinq jours maximum qui suivent le rapport sexuel à risque. La pose nécessite une consultation préalable chez un médecin, un gynécologue ou une sage-femme afin de s’assurer de l’absence de contre-indications, en particulier de malformations utérines, d’infection gynécologique ou saignements inexpliqués.

Une fois posé, le stérilet peut rester en place et devenir une contraception régulière. Contrairement à l’idée reçue, il n’est pas nécessaire d’avoir déjà eu des enfants pour pouvoir se faire poser un stérilet.

Les effets indésirables du stérilet

Il est possible qu’apparaissent de légères pertes de sang et des douleurs dans le bas ventre pendant les quelques jours qui suivent la pose.

Pendant les premiers mois, le DIU au cuivre peut allonger ou augmenter les règles.

Enfin, les complications infectieuses sont rares.

Liens utiles

Choisir sa contraception : https://www.choisirsacontraception.fr/

Contacts utiles : https://www.choisirsacontraception.fr/contacts-utiles/.htm